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Alger la Blanche : Héritage Haussmannien et Jeunesse (2/3) Voyage

Alger la Blanche : Héritage Haussmannien et Jeunesse (2/3)

Par Gabriel Goldberg 27 avril 2026 3 min de lecture

Récit d’une déambulation à Alger : façades haussmanniennes, mémoire coloniale, fierté algérienne et jeunesse qui réinvente la « Ville Blanche ».

Après l’intimité protectrice de la Kasbah, il me fallait affronter le reste de la ville. J’ai pris très peu de photos lors de ce séjour. C’était un choix presque viscéral : je voulais me nourrir avec les yeux, profiter de l’instant présent plutôt que de le figer à travers un écran. Les clichés ne rendent de toute façon jamais justice à la réalité d’Alger. Ils ne capturent ni l’ambiance sonore, ni cette lumière si particulière, ni les odeurs de la rue. Alger « la Blanche » ( El Bahdja ) ne se laisse pas apprivoiser d’un simple regard. C’est un amphithéâtre urbain spectaculaire, une cascade de bâtiments clairs qui dégringolent des collines pour se jeter dans la mer Méditerranée. Une façade haussmannienne d’Alger, plongée dans la lumière méditerranéenne. Le Trompe-l’œil Haussmannien et la Mémoire des Murs Se promener dans les grandes artères du centre provoque un sentiment de familiarité troublant. Les grands boulevards, les façades haussmanniennes richement ornées, ces immenses palmiers qui bordent les avenues… On pourrait se croire à Nice ou dans le sud de la France. Le décor est colonial, héritage direct de la présence française, mais l’âme, elle, est résolument algérienne. Les arcades majestueuses du centre d’Alger, héritage architectural devenu pleinement algérien. Ces bâtiments abritent aujourd’hui la vie algéroise dans toute sa densité. C’est un paysage urbain où se croisent l’histoire des colons français, des Arabes et des Amazighs (Berbères). Dans la rue, on voit encore…