Conférence GLOBSEC à l'Andrássy Universität : ADN du conflit, toolbox russe de négociation, élections impossibles. Notes de terrain depuis Budapest.
L'ambassadeur Robert Klinke introduit le panel à l'Andrássy Universität. De passage à Budapest cette semaine pour quelques réunions professionnelles, j'ai profité de ma soirée d'hier pour assister à une conférence d'une rare acuité stratégique. Dans les murs prestigieux de l' Andrássy Universität — la seule université entièrement germanophone hors de l'espace DACH — se tenait un échange intitulé « Perspectives on Ukraine: Diplomatic Approaches for a Lasting Peace? » . Animée par l'ambassadeur Robert Klinke, la rencontre réunissait deux expertes de haut vol : Iuliia Osmolovska , diplomate ukrainienne chevronnée et directrice du bureau de Kyiv pour le think tank GLOBSEC , et Marharyta Blyzniuk , chercheuse à l'Université de Varsovie spécialisée dans le soutien occidental et la société civile. Écouter une telle analyse depuis Budapest ajoute une résonance toute particulière à l'événement. La capitale hongroise occupe en effet une place singulière — et souvent dissonante — au sein de l'Union européenne quant à la gestion du dossier ukrainien. Tenir un discours aussi clinique et factuel dans ce contexte géographique précis souligne l'importance de maintenir des canaux académiques et diplomatiques ouverts, loin des postures politiques locales. Loin des discours convenus, cette soirée a offert une plongée clinique dans la réalité d'un conflit qui s'installe dans la durée. Si les modélisations prospectives présentées par GLOBSEC restent confidentielles — à la demande explicite de…