Ode à l'Espagne 2026 : voyage à travers Saragosse, Madrid, Ronda, Ibiza et une Roja finaliste du Mondial
Par Gabriel Goldberg16 juillet 202611 min de lecture
Après le 2-1 sur la France en demi-finale du Mondial 2026, vingt ans de voyages en Espagne (Saragosse, Madrid, Ronda, Ibiza) et une lecture tactique de la Roja de Luis de la Fuente : Rodri, Pedri, Lamine Yamal, Nico Williams, Morata. Deuxième étoile en vue ?
Hier soir, 15 juillet 2026, l' Espagne a battu la France en demi-finale de la Coupe du monde 2026 . La Roja file en finale, et une question courtoise s'installe : va-t-elle, comme en 2010 , remonter un second trophée jusqu'à Madrid ? En attendant le coup d'envoi, c'est un pays entier qu'on a envie de saluer. Voici une ode à l'Espagne, dessinée sur vingt ans de voyages — de Saragosse à Madrid , de Ronda à Ibiza — et à cette équipe qui joue au football comme les Andalous marchent : sans jamais rompre le tempo. Ode à un pays qui danse sans jamais forcer la mesure Il y a des pays qu'on aime pour ce qu'ils montrent , et d'autres qu'on aime pour ce qu'ils tiennent . L'Espagne est du second camp. Sur la carte, elle occupe un carré massif entre l'Atlantique et la Méditerranée ; dans le vécu, elle est une somme de villes qui n'ont accepté ni d'être des banlieues, ni d'être des décors. Saragosse ne sera jamais Madrid. Ronda ne sera jamais Séville. Ibiza — quand on la débarrasse de ses clichés — n'est pas Palma. Cette obstination à rester singulier, c'est peut-être le vrai patrimoine espagnol : une culture où la fierté locale ne bloque rien, mais impose un rythme. Ce rythme, on le retrouve sur les pelouses. La sélection espagnole — la Roja — joue depuis vingt ans un football qui respire comme une ville espagnole : peu de gestes inutiles, beaucoup de circulation, et une confiance tranquille dans l'idée que la balle finit toujours par revenir. En 2010, c'était le tiki-taka d'Iniesta,…