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L'IA compte, l'humain soigne : nutrition face Style

L'IA compte, l'humain soigne : nutrition face

Par Gabriel Goldberg 22 mars 2026 3 min de lecture

L'intelligence artificielle peut-elle remplacer un nutritionniste ? Éléonore Dagneau de Richecour, experte en santé fonctionnelle, décrypte les limites de…

Le cerveau humain est une machine fascinante, conçue pour aller vite, mais il n'est définitivement pas fait pour compter. En consultation, lorsque mes patients me relatent ce qu'ils ont mangé sur une journée, j'entends souvent une version très édulcorée de la réalité. "J'ai mangé une salade ce midi", me disent-ils. Mais l'esprit omet commodément les croûtons, la poignée de fromage, la vinaigrette trop riche et le petit encas qui a suivi. Nous avons tendance à décrire notre alimentation idéale, mais l'idéal n'est pas la réalité. Pire encore : lorsque l'on grignote debout en ouvrant la porte du frigo, ou que l'on avale trois biscuits en buvant un café sur le pouce, le cerveau n'enregistre même pas l'acte de manger. C'est là que la technologie entre en jeu, non pas comme un juge, mais comme un miroir. Éléonore Dagneau de Richecour en consultation, alliant données scientifiques et écoute humaine. L'électrochoc de la lucidité : quand l'IA devient comptable Intégrer ses repas dans une application ou demander à une intelligence artificielle comme ChatGPT d'analyser son assiette provoque un électrochoc. C'est le même principe que de se voir sur une photographie : à un moment donné, on ne peut plus se mentir. Je suis profondément attachée à l'autonomie de mes patients. Mon but n'est pas de les garder "sous perfusion" avec moi toute leur vie. Dans ce cadre, l'intelligence artificielle est un outil comptable formidable. S'assurer d'avoir son bon quota de protéines sur la journée ou…