Viande éthique : bien-être animal, qualité et nutrition
Par Gabriel Goldberg23 septembre 20268 min de lecture
Pourquoi le bien-être animal donne une meilleure viande, ce qu’elle apporte (protéines, fer, B12), son vrai bilan carbone et comment mieux la choisir.
Cette semaine, trois personnes m’ont dit, spontanément, qu’elles ne mangeaient plus de viande. Je demande toujours pourquoi — non pour débattre, mais pour comprendre. Santé ? Bien-être animal ? Bilan carbone ? Dégoût ? Simple goût ? Les trois réponses étaient différentes. Le premier n’aime tout simplement plus le goût. Le deuxième milite contre les abus infligés aux animaux pendant le transport et l’abattage. Le troisième pense à son empreinte carbone personnelle. Moi, j’aime beaucoup la viande. Et ces conversations m’ont convaincu d’une chose : nous voulons, au fond, à peu près tous la même chose — du respect pour l’animal, pour la planète et pour ce que l’on met dans son assiette. En bref : une viande de qualité commence par un animal bien traité. Un élevage respectueux, un transport court et un abattage sans stress donnent une viande plus tendre, plus savoureuse et qui se conserve mieux. Sur le plan nutritionnel, la viande apporte des protéines complètes, du fer héminique très bien absorbé, du zinc et de la vitamine B12. Manger moins mais mieux — et choisir ses sources — est la manière la plus positive d’aimer la viande aujourd’hui. Plancha de pièces de bœuf saisies et tranchées, servie sur fonte — Photo Gabriel Goldberg. 1. Trois raisons, trois formes de respect Ce qui m’a frappé, c’est qu’aucune de ces raisons n’était absurde. Le goût est une affaire personnelle et ne se discute pas. L’indignation face aux mauvais traitements est partagée par l’immense majorité des…